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Rapport d'impact du Fonds Mohammed VI 2025 : 7,2 MMDH engagés et 15 000 emplois

Rapport d'impact du Fonds Mohammed VI 2025 : 7,2 MMDH engagés et 15 000 emplois

Publié le 4 novembre 2026, le rapport d'impact du Fonds Mohammed VI couvre l'exercice 2025, première année d'investissement du fonds souverain. Trois chiffres résument le bilan : 7,2 milliards de dirhams de fonds propres engagés, 52 entreprises financées, plus de 15 000 emplois soutenus. Les leviers du dispositif se lisent enfin avec des montants à l'appui, secteur par secteur, et les entreprises marocaines y trouvent un mode d'entrée précis.

Le rapport d'impact du Fonds Mohammed VI : les chiffres de 2025

Le communiqué du Fonds, relayé le 4 novembre 2026 par l'agence MAP, annonce la publication du premier rapport d'impact au titre de l'exercice 2025. LesEco a repris les chiffres le 5 novembre, Le Jeune Diplômé a livré sa lecture le 4 : les trois sources racontent le même bilan. Le document suit les standards de la Global Reporting Initiative (GRI) et couvre la première année d'investissement du dispositif.

Rappel des dates : le fonds a été annoncé dans le Discours Royal de juillet 2020, puis rendu opérationnel fin 2022. Il dispose d'un capital initial de 15 milliards de dirhams.

À fin 2025, le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement affiche 7,2 milliards de dirhams de fonds propres engagés, un financement contribué pour 52 entreprises et plus de 15 000 emplois soutenus. Les interventions couvrent les six secteurs prioritaires de son mandat. Le bilan évoque une présence dans dix des douze régions du Royaume, alors que le communiqué du Fonds parle de l'ensemble des régions. L'écart se lira au prochain rapport.

Trois principes structurent la méthode : la double rentabilité, l'additionnalité et l'effet multiplicateur. Le Fonds a signé les Principes pour l'Investissement Responsable des Nations Unies (UNPRI) en marge de la COP28 de 2023 et indique intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le suivi de ses participations. Autrement dit, chaque dirham placé est censé produire un rendement financier et un effet économique mesurable.

Trois leviers d'intervention

Le Fonds intervient par trois canaux. L'investissement direct vise les infrastructures stratégiques. L'investissement indirect passe par des fonds de capital-investissement et de capital-risque. La dette subordonnée s'adresse aux entreprises. Les communiqués du 4 novembre détaillent surtout les deux derniers, qui sont aussi les plus faciles à lire pour une entreprise en quête de financement.

Capital-investissement : 14 sociétés de gestion

Le dispositif de fonds a sélectionné 14 sociétés de gestion, dont 9 marocaines et 5 internationales. Les engagements du Fonds auprès de ces véhicules atteignent 4,4 milliards de dirhams, dans une enveloppe globale cible de 18,7 milliards de dirhams selon LesEco. À fin 2025, les participations en capital-investissement au profit des PME représentent 3,9 milliards de dirhams pour 27 entreprises soutenues : industrie, agroalimentaire, tourisme, transports et logistique.

Le communiqué du Fonds va plus loin sur l'effet de levier : les activités de capital-investissement ont mobilisé 19 milliards de dirhams de capitaux, dont 14,4 milliards auprès d'investisseurs tiers. Le rapport calcule un multiplicateur de 4,3, soit 4,3 dirhams mobilisés pour chaque dirham engagé par le Fonds dans ce périmètre.

Dette subordonnée : 85 accords de financement

À fin 2025, 85 projets avaient obtenu un accord de financement au titre des instruments de dette subordonnée, pour 1,2 milliard de dirhams. Ces prêts sont conçus pour compléter le financement bancaire classique et améliorer la structure financière des entreprises. Bank Al-Maghrib a ouvert un mécanisme voisin au profit des très petites entreprises : le prêt subordonné réservé aux TPME fait l'objet d'un décryptage sur le site.

Ce que le rapport d'impact du Fonds Mohammed VI change pour les entreprises

D'abord, le mode d'accès. Le Fonds ne signe pas de chèques d'amorçage : ses ressources transitent par les 14 sociétés de gestion qu'il a sélectionnées, ou par la dette subordonnée. Notre guide du Fonds Mohammed VI pour l'Investissement détaille les tickets et la démarche à suivre.

Ensuite, l'effet levier. Un multiplicateur de 4,3 signifie que la présence du Fonds dans un véhicule tire d'autres capitaux vers la même opération. Pour une PME qui lève, cela élargit le tour de table au-delà de l'argent public. Le rapport présente cet effet multiplicateur comme l'un des principaux indicateurs de son efficacité.

Enfin, la carte sectorielle. Les 27 entreprises soutenues en capital-investissement se concentrent dans l'industrie, l'agroalimentaire, le tourisme, les transports et la logistique, sur les six secteurs prioritaires du mandat. Le rapport annonce des interventions dans l'ensemble des régions sans détail sectoriel régional : une entreprise hors de ces cinq secteurs reste finançable, mais devra s'appuyer sur les fonds sélectionnés plutôt que sur une ligne dédiée.

Reste la question du calendrier. Les ressources engagées à fin 2025 se décaisseront au fil des exercices. Une entreprise qui cherche un financement en 2027 devra regarder ce qui reste disponible dans les véhicules déjà souscrits, pas seulement les montants annoncés dans ce premier bilan.

Ce que le rapport d'impact ne mesure pas encore

Le Jeune Diplômé, le 4 novembre 2026, rappelle la limite de tout premier bilan : les engagements doivent être rapprochés des décaissements réels, des emplois effectivement maintenus ou créés et de la répartition régionale des projets. Le rapport 2025 donne des engagements, pas des versements. Un montant annoncé n'est pas une trésorerie entrée dans le compte d'une entreprise.

La divergence régionale illustre le problème. Le communiqué du Fonds parle de l'ensemble des régions du Royaume, LesEco en compte dix sur douze. La publication régulière d'indicateurs comparables permettrait de trancher d'un exercice à l'autre.

Le rapport pose les bases d'une mesure d'impact appelée à se densifier : suivi des résultats, intégration de l'ESG dans le suivi des participations, amélioration continue annoncée par le Fonds. Les prochaines éditions diront si les décaissements rejoignent les engagements, et si les emplois comptés le restent d'une année sur l'autre.

Questions fréquentes sur le rapport d'impact du Fonds Mohammed VI

Qu'est-ce que le premier rapport d'impact du Fonds Mohammed VI ?

C'est le premier bilan publié par le fonds souverain le 4 novembre 2026, au titre de l'exercice 2025. Il présente 7,2 milliards de dirhams de fonds propres engagés, 52 entreprises financées et plus de 15 000 emplois soutenus, selon les standards de la Global Reporting Initiative. Il couvre la première année d'investissement du dispositif.

Comment une entreprise marocaine peut-elle accéder aux financements du Fonds ?

Le Fonds ne finance pas les entreprises une par une. Ses ressources passent par les 14 sociétés de gestion sélectionnées, 9 marocaines et 5 internationales, ou par les instruments de dette subordonnée, qui ont couvert 85 accords de financement à fin 2025. Les projets en quête de capitaux de long terme sont la cible explicite du dispositif.

Engagements et décaissements : quelle différence pour les entreprises ?

Les 7,2 milliards de dirhams annoncés sont des engagements, c'est-à-dire des promesses d'investissement, et non des sommes versées. Les décaissements réels, les emplois effectivement maintenus et la répartition régionale des projets ne figurent pas encore dans le rapport 2025. C'est le principal point de vigilance soulevé par la presse économique le 4 novembre 2026.

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Redaction

Auteur chez Maroc Entreprise