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TGV, le contrat-programme prévoit le transport de 8 millions de voyageurs

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Il y a quelques années, parler d'une ligne de TGV au Maroc relevait des élucubrations de salons, voire d'une simple vision de l'esprit. Aujourd'hui, le rêve devient réalité et le projet est bel et bien mis sur les rails grâce au contrat- programme Etat-ONCF signé sous la présidence du Souverain, lundi dernier à Tanger.

Portant sur une période de 5 ans (2010-2015), ce chantier d'envergure a été doté d'un budget conséquent de 33 milliards de DH.
La réalisation du train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca nécessitera donc la coquette somme de 20 milliards de DH, tandis que les 13 MMDH restants seront utilisés pour la poursuite de la modernisation du réseau actuel. Mais pas uniquement. La volonté des pouvoirs publics est de ne pas perdre de vue la composante même d'un projet intégré en développant l'activité fret et la logistique qui va avec. Voilà une réponse bien claire à toute idée négative qui ne verrait dans le TGV que cette charrue que l'on met avant les bœufs. Loin de là. Le programme prévoit la mise à niveau et l'augmentation de la capacité de la ligne Casa-Kénitra liée avec le triplement de la voie, l'électrification et la mise à niveau de la ligne Fès-Oujda, de Settat-Marrakech, la poursuite de la modernisation des gares, des installations de sécurité et l'acquisition et la réhabilitation du matériel roulant. Quant au TGV, il répond effectivement à un besoin devenu pressant. Il n'est, effectivement, plus tolérable d'être obligé de s'engourdir le corps et l'esprit entre Tanger et Casablanca durant presque 5 heures alors que le TGV parcourt la même distance en 2h10 mn seulement grâce à une vitesse de 320 km/h.

Plus encore, le TGV permettra d'augmenter les fréquences avec une meilleure qualité des services. Et dès sa mise en service, il est prévu d'augmenter le nombre des voyageurs à 8 millions au lieu de 2 millions actuellement, étant donné que la capacité sera de 500 places par unité. Enfin, la rentabilité socio-économique estimée est de 12,6%.

Aujourd'hui, le projet a franchi certaines étapes préliminaires. Il s'agit, principalement, de la mise en place des structures de suivi, par la création d'une direction au sein de l'ONCF. Elle est constituée de 65 ingénieurs, dont les deux tiers sont marocains. Le reste est composé d'experts français dans le cadre d'un contrat d'assistance technique avec la SNCF (France). Les études préliminaires ont été achevées et le tracé défini. Pour ce qui est des études détaillées, elles vont bon train. L'on prévoit, également, la publication d'un décret sur l'utilité publique ainsi que le cahier des charges et l'étude de l'offre d'acquisition du matériel du constructeur français.Le début des travaux sera, donc, pour juin 2010 et l'achèvement vers la fin de l'année 2014 pour une mise en service de la ligne en décembre 2015. Elle sera précédée par la réception des rames et la réalisation des essais nécessaires au trafic suivant les standards de sécurité fixés par l'Union internationale des chemins de fer.

 


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