«Je suis radieux, et pour cause, nous lançons les travaux d’un projet touristique de 7 milliards de DH». Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme, a, en effet, de quoi être radieux.
La station balnéaire Oued Chbika a été mise sur les rails, mardi dernier lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté de nombreuses potentialités. Les travaux d’aménagement de la première tranche de la station touristique ont pour ainsi dire démarré en grande pompe.
Situé à 50 km au sud de Tan-Tan, Oued Chbika est un site naturel hors pair. Il est même un refuge pour les oiseaux migrateurs, principalement les flamants. Les promoteurs se sont engagés, d’ailleurs, à le préserver et à le mettre à niveau.
La première tranche du projet concerne 500 hectares sur un total de 1.500 dédiés à l’ensemble du programme. Elle verra à l’horizon 2015 la construction de huit unités hôtelières 4 et 5 étoiles comportant 2.500 chambres. Soit donc une capacité d’accueil totale de 7.500 lits.
Le programme résidentiel interesse 1.851 unités entre villas, riads et appartements. Il offrira une capacité similaire de 7.500 lits en plus d’un terrain de golf (18 trous), d’un port de plaisance, d’un centre d’artisanat et d’autres commerces et restaurants… Le premier hôtel doit ouvrir ses portes en 2012. Les promoteurs se sont, en effet, engagés à respecter les délais.
Le lancement de ces travaux constitue un signal fort de la poursuite de l’investissement dans le secteur touristique, a fait remarquer à l’occasion Boussaïd, qualifiant le projet Oued Chbika de «stratégique et prioritaire». Ce secteur évolue de façon notable malgré la conjoncture économique, ce qui prouve le succès des orientations de la Vision 2010, a-t-il ajouté.
Projet structurant à même de participer à l’accélération du rythme de développement de toute la région sur les plans économique et social, la station Oued Chbika permettra également une mise en valeur des potentialités naturelles, culturelles et civilisationnelles de Tan-Tan. La situation géographique particulière du site et l’adhésion effective des autorités locales et des habitants sont des gages de succès de ce projet, qui devra générer quelque 15.500 emplois, a-t-il ajouté.
Les conditions d’investissement au Maroc, la situation géographique du site et sa beauté naturelle ont été, dans ce sens, des facteurs encourageants et incitatifs de l’investissement dans ce projet. C’est le président même d’Orascom Hotels et Development (OHD), l’Egyptien Samih Sawiris, qui l’affirme. Les potentialités naturelles de la région sont à même de lui assurer un développement touristique durable, a-t-il soutenu. Et par conséquent, les potentialités touristiques de la région peuvent être transformées en source de création de richesses et d’emplois directs et servir d’instrument de promotion du développement local.
A noter qu’Orsacom compte parmi les plus grands aménageurs de stations touristiques intégrées dans le monde. Actuellement, outre le Maroc, elle réalise des projets en Egypte, à Oman, aux Emirats arabes unis, en Jordanie et en Suisse.
Quelle sera la clientèle de la future station en ces temps de récession économique? Elle sera constituée de visiteurs marocains et étrangers, principalement européens. En fait, ce sera une clientèle qui viendra particulièrement des marchés émetteurs classiques. Et aussi de marchés potentiels auxquels l’industrie touristique nationale commence à s’intéresser de plus en plus (Russie, pays du Golfe…).
















