MAROC ENTREPRISE

Portail des décideurs

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Services Maroc Entreprise

Agroalimentaire au Maroc

Finances


Potentiel export, les ventes battent de l'aile

E-mail Print PDF
La contraction de l'investissement des entreprises et de la consommation des ménages des principaux partenaires commerciaux a pesé sur les débouchés à l'exportation du Maroc.

Les expéditions des biens d'équipement, des demi-produits, des phosphates et dérivés connaissent un ralentissement conjoncturel foncièrement prononcé.
Le contexte extérieur s'est caractérisé par une contraction généralisée de l'activité mondiale, fin 2008- début 2009, se manifestant par une chute du commerce international, tirant vers le bas les importations des principaux partenaires commerciaux du Maroc.

Dans leur sillage, la demande étrangère adressée à l'économie marocaine s'est repliée, avec un taux largement inférieur à sa moyenne de long terme. Les exportations de biens, hors effets saisonniers, se seraient contractées au premier trimestre 2009, après une forte baisse enregistrée au quatrième trimestre 2008. Le repli des ventes extérieures des phosphates et de leurs dérivés explique, en partie, ce mouvement baissier. Les autres exportations, pénalisées par le repli de la demande étrangère, ont souffert du recul des expéditions des biens d'équipement et des demi-produits, en particulier pour les produits des industries électriques et électroniques.

La baisse plus prononcée des exportations par rapport aux importations se serait traduite par un recul du taux de couverture, pour se situer aux alentours de 40%. Au premier trimestre 2009, la contraction de l'investissement des entreprises et de la consommation des ménages des principaux partenaires commerciaux a ainsi pesé sur les débouchés à l'exportation du Maroc. La demande étrangère adressée à l'économie marocaine aurait, ainsi, reculé de 5,5%, en variation trimestrielle. Le HCP a récemment signalé une poursuite de la baisse de l'activité dans la plupart des pays avancés au cours du deuxième trimestre 2009, mais qui serait moins marquée au premier trimestre (-0,7% pour le PIB contre -1,7%), suite notamment à l'effet attendu des plans de relance mis en œuvre par les gouvernements pour soutenir la demande intérieure. Ceci laisse présager une réduction moins importante des débouchés à l'étranger, de nature à tempérer les effets négatifs de la dégradation du commerce mondial sur les exportations.

Après avoir évolué positivement durant les trois premiers trimestres 2008, les exportations de biens, hors effets saisonniers, se sont contractées de 36,2%, en variation trimestrielle au quatrième trimestre. Cette situation a perduré au premier trimestre 2009, les exportations s'étant repliées de 19,2%. Ce retournement conjoncturel est le fruit du recul à la fois des ventes extérieures des phosphates et de leurs dérivés que des autres exportations. Ainsi, les expéditions des phosphates et de leurs dérivés se sont repliées, après une hausse exceptionnelle au deuxième trimestre 2008, contribuant à la baisse des exportations globales pour respectivement 15,4 et 22,4 points au quatrième trimestre 2008 et au premier trimestre 2009. En effet, la valeur de ces dernières avait plus que doublé, profitant, principalement, de la fermeté des cours sur les marchés extérieurs. Représentant près des deux tiers des exportations totales, les ventes hors phosphates et dérivés ont affiché un recul de 32,4% au quatrième trimestre 2008, pénalisées par le tarissement de la demande étrangère adressée au Maroc.

C'est le cas, notamment, des expéditions des biens d'équipement (-31,8%), en particulier celles des fils et câbles électriques, qui ont subi la contraction très marquée de l'activité du secteur automobile européen. Il en est de même pour les demi-produits, notamment les composants électroniques qui connaissent un ralentissement conjoncturel depuis le deuxième trimestre 2008. Ce ralentissement s'est accentué à la fin de l'année (-15,8%) et s'est même raffermi au début de 2009 (-16,2%).

Toutefois, les exportations des biens de consommation, en particulier celles des vêtements confectionnés et de la bonneterie, semblent se soustraire progressivement de la morosité qu'elles avaient connue tout au long des années 2007 et 2008, enregistrant des évolutions positives, hors effets saisonniers, estimées respectivement à 8,6 et 27,6%, en variations trimestrielles, au premier trimestre 2009. Les contre-performances économiques dans la zone euro, notre principal partenaire, ont eu un impact sur l'économie marocaine qui se retrouve, au niveau de l'activité non agricole à partir du quatrième trimestre 2008, à travers les canaux de transmission macro-économiques. Cette évolution s'accompagne d'une baisse de la pression émanant de la demande étrangère des principaux pays partenaires du Maroc. Toutefois, cette dernière, quoique estimée en dessous de son niveau potentiel en 2009 et en 2010, devrait évoluer à un rythme ascendant à partir du quatrième trimestre 2009.
-------------------------------------------------
Horizon 2012
En matière d'échanges extérieurs, on table, pour la période 2009-2012, sur une progression de 10,7% des exportations. Ce rythme serait attribuable notamment à la nouvelle stratégie de partenariat de l'OCP aux perspectives prometteuses d'exportation des voitures, des produits électroniques et aéronautiques et à la nouvelle dynamique attendue du secteur du textile-habillement. Globalement, les exportations des produits miniers augmenteraient de 7,2%, celles des demi-produits de 8,9% et des produits finis de 14,6%. Pour ce qui est des exportations des produits alimentaires, leur hausse de 10,5% par an refléterait le développement du secteur halieutique et les retombées attendues de la nouvelle stratégie agricole. Pour leur part, les exportations des services devraient se renforcer sous l'effet d'une politique volontariste en matière de promotion de l'offshoring dans le cadre du plan “Emergence'', avec notamment le développement des centres d'appels, des services d'ingénieries et des technologies de l'information. En conséquence, le déficit commercial se dégraderait de près de 1,6 point pour se situer à 24,8% du PIB en 2012. En outre, malgré la consolidation des exportations des services et des transferts, le solde du compte courant de la balance des paiements dégagerait un déficit de 1% du PIB à l'horizon 2012.
You are here Import - Export Potentiel export, les ventes battent de l'aile