Les sociétés continuent à bouder la place financière malgré toutes les incitations fiscales et réglementaires mises en oeuvre par le ministère des Finances.
En effet, depuis 2008, seulement 5 nouvelles sociétés ont été introduites, et cela en dépit des tentatives du ministère de tutelle pour simplifier l’accès au marché financier et alléger les contraintes sur les petites opérations de levée de fonds.
Parmi ces tentatives, les incitations fiscales et la transformation statutaire de la Bourse de Casablanca. Cette dernière s’est pourtant dotée d’une structure de gouvernance flambant neuf, basée sur une direction générale et un conseil d’administration.
Mais ce n’est pas tout: elle a également ouvert son capital à de nouveaux actionnaires, sans pour autant réussir à générer l’engouement chez les entreprises pour rejoindre la cote.
Le renforcement de l’indépendance du gendarme de la Bourse au niveau du contrôle du marché des capitaux s’est également poursuivi, ainsi que l’octroi aux entreprises, à titre dérogatoire, de la possibilité d’acquérir leurs propres titres dans le cadre du programme de rachat sans fixation d’un prix minimum d’achat.
Dans le même sillage, une possibilité a été offerte aux entreprises d’assurances qui peuvent désormais détenir jusqu’à 60% d’actions cotées en représentation de leurs provisions techniques (au lieu des 50% prévus initialement). Enfin, ce qui devait sensiblement permettre de relancer les introductions sur la place, c’est bien l’adoption par le ministère et les régulateurs d’une nouvelle vision sur le développement de l’épargne, notamment au niveau de l’épargne longue, en vain!
Pourtant, l’enjeu est de taille. «La correction technique subie par la place suite à l’effet psychologique de la crise financière internationale pourrait être atténuée par le maintien du rythme des opérations d’introduction», indique un rapport du ministère des Finances.
Rappelons que les introductions en Bourse offrent des opportunités de placement et permettent de fait de diluer sensiblement le risque puisque le marché gagne en profondeur et reste de moins en moins concentré sur un petit nombre de valeurs.
A ce niveau, la Bourse de Casablanca n’a d’ailleurs pas encore épuisé tout son potentiel en la matière. Les analystes restent unanimes quant au nombre important d’entreprises qui pourraient potentiellement rejoindre la cote.






