La tendance de fond baissière de la Bourse devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Au vu de l’analyse technique du mois de novembre, l’indice phare qui a entamé un mouvement de correction ne remontra pas de si tôt.
Et pour cause, selon les analystes de BMCE Capital Bourse, «les indicateurs mathématiques (Momentum et RSI) restent défavorablement orientés». Cela les amène à tabler, sur le court terme, sur la consolidation de l’indice autour de 10.190 points pendant quelques journées. Pis encore, «l’indice poursuivra la correction avec un objectif prochain de 9.400 points», soit une contre-performance de près de 8% par rapport au cours de clôture du 30 novembre.
Toujours est-il que le marché inscrit dans un mouvement baissier a été caractérisé par 2 phases. Une première de forte correction, au cours de laquelle les indices se sont dépréciés de 4,9% à 10.243,31 points pour le Masi et 5,2% à 8.293,72 points pour le Madex. La seconde phase, celle de l’hésitation, a été marquée par le retrait de CGI et BMCE de l’indice MSCI (Morgan Stanley Indice). Un retrait justifié par «la baisse du poids du marché marocain dans la composition de ce baromètre». In fine, Masi et Madex ont achevé le mois de novembre sur des pertes respectives de 5,3 et 5,6%.
Dans ce sillage, la valorisation du marché s’effondre de 26 milliards de DH pour se fixer à 499 milliards à fin novembre. A ce niveau de capitalisation, le marché traite ses bénéfices prévisionnels 2009 et 2010 à 15,9 et 16 fois. Il offre ainsi un rendement estimé à 3,8% en 2009. A noter que le PER du marché, retraité des immobilières, s’élève à 15 fois en 2009 et 15,5 fois en 2010.
Même constat pour les volumes, qui ont été drainés principalement sur le marché central. Ils se contractent de 14,7% d’un mois à l’autre à 4,5 milliards de DH. A signaler que plus de la moitié de ce flux a été drainée par BMCE, IAM et Addoha.
Au niveau sectoriel, seuls cinq secteurs ont progressé au cours du mois de novembre. En tête les «high-tech», qui gagne 5,1% grâce au bon comportement d’Involys, et autres Matel et Distrisoft. Le secteur des boissons et du transport sui-vent avec des performances respectives de 3,7 et 2,2%.
A l’inverse, au registre des contreperformances, le secteur de l’immobilier perd gros. Il s’affaisse de 10%, en raison des fortes dépréciations d’Addoha et de la CGI. En effet, ces deux valeurs reculent, toutes deux, en novembre de 11,8%. A ces niveaux de cours, Addoha présente un PER 2009 estimé à 16,8 fois et un PER prévisionnel 2010 de 14,3 fois pour un rendement estimé de 1,7% en 2009.













