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Oxford Business Group, le secteur financier marocain se montre solide

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Cette réalité n'est pas mise en évidence par les seules instituions nationales, mais également par les organismes et les spécialises au niveau international. Le dernier témoignage en date à ce sujet vient d'un éminent cabinet international, en l'occurrence le cabinet d'intelligence économique de l'Oxford Business Group (OBG),

qui a relevé la semaine dernière que le secteur financier marocain n'a guère souffert des perturbations qui ont affecté les marchés financiers internationaux. Ledit cabinet a souligné que le pays poursuit sa préparation pour la mise en place d'un régime monétaire plus souple, en citant un rapport publié récemment par Bank Al Maghrib. En effet, la banque centrale avait annoncé que le Maroc poursuivait ses efforts visant l'ouverture du compte de capital et l'assouplissement du régime de change, malgré les perturbations financières qui ont affecté les marchés financiers internationaux suite au resserrement du crédit à l'échelle mondiale. Il est à rappeler le régime de change actuel est basé sur le rattachement du dirham à un panier composé de l'euro et du dollar.

La même source a relevé que les prêts classés comme douteux ont baissé au cours des quatre dernières années, passant de 19% à 6,5% des actifs.
Les analystes de l'OBG ont également noté que les taux d'intérêt ont enregistré une baisse tandis que l'essor des activités économiques non agricoles comme le tourisme, la construction et l'industrie automobile, ont permis au Royaume de diversifier sa base économique. De même, ajoutent-ils, l'investissement direct étranger (IDE) affiche une tendance haussière. Par ailleurs, ces analystes ont rappelé les réformes mises en œuvre par le gouvernement marocain pour faciliter les mouvements financiers en dehors du pays et en finir avec les mesures de restriction qui empêchaient la sortie de capitaux. Le pays était confronté à ce phénomène, explique-t-on, en raison de l'instabilité bancaire et du fragile équilibre économique reposant sur un secteur agricole exposé aux risques de sécheresse. En outre, les bonnes performances de l'économie nationale sur lesquelles table le gouvernement cette année, soit 6%, permettront, selon les analystes du cabinet britannique, d'encourager les pouvoirs publics à adopter un régime de change plus souple et une stratégie d'ouverture des capitaux.

A ce sujet, ils ont rappelé que Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib, avait annoncé en mars dernier que le régime de flottement du dirham pourrait être instauré plus tôt qu'initialement prévu en 2010, en dépit du chaos causé par la crise sur le marché des crédits (subprime). Ce qui a été, d'ailleurs, ajoute-t-on, confirmé par la suite par un membre du gouvernement en juillet dernier. Cet assouplissement du régime de change permettra au Maroc, selon la même source, d'avoir plus de contrôle sur sa politique monétaire - et donc sur son taux d'inflation - et aux investisseurs de mieux appréhender la performance économique du Maroc. Toutefois, la mise en place un régime de flottement nécessite, selon ledit cabinet, des efforts supplémentaires, soit l'accélération de la cadence des mesures à prendre. Il s'agit notamment, explique-t-on, de doter l'ensemble du système bancaire de systèmes de gestion des risques.

En attendant la flexibilité

La forte dépréciation du dollar par rapport à l'euro a eu des répercussions directes sur la valeur du dirham face à ces deux monnaies. Les courbes retraçant l'évolution des taux de change bilatéraux empruntent depuis 2003 des trajectoires divergentes. Le gain de près de 33% de la valeur de la monnaie nationale par rapport au billet vert depuis le début de la décennie est contrebalancé par une perte de valeur estimée à 13% sur la même période par rapport à la devise européenne. Ces évolutions semblent avantager l'économie nationale, compte tenu de la structure des règlements extérieurs en recettes et en dépenses. Elles impliquent aussi une dépréciation sensible du taux de change réel qui est significatif d'une amélioration de la compétitivité.
Récemment encore, le FMI avait estimé que le rattachement du dirham à un panier de monnaies a ancré la stabilité macro-économique, et que sa parité semble globalement compatible avec les paramètres économiques fondamentaux. L'organisme financier international avait même prôné la poursuite des efforts pour passer à un régime monétaire et de change plus flexible. Cette institution avait indiqué qu'il importe d'approfondir davantage les marchés monétaires et de change, appelant les autorités de tutelle à faire en sorte que la libéralisation du compte de capital se poursuive à un rythme comparable à celui menant à un taux de change plus flexible. Il est à noter que le taux de change du dirham a varié d'une façon inverse au deuxième trimestre 2008, en comparaison avec les évolutions récentes des trimestres précédents.



Le Matin: Taux obligataires et monétaires, les tendances au 3e trimestre 2008

«Sur le marché obligataire, l'absence du Trésor sur les maturités moyen et long terme devrait se poursuivre sur le troisième trimestre 2008 assurant la stabilité de la partie longue de la courbe.
Les rares mouvements de marché devraient se poursuivre sur la partie courte de la courbe», rapporte la lettre hebdomadaire d'Attijariwafa bank Capital Markets. Ainsi, dans le cas d'une levée du Trésor sur les maturités MLT dont le taux entre le primaire et le secondaire atteint près de 100 bps, la courbe primaire devrait corriger à la hausse avec une plus forte dynamique du marché. A préciser que, sur la semaine du 28 août au 3 septembre 2008, le Trésor a finalement décidé, de se financer sur la maturité de 52 semaines satisfaisant à hauteur de 100% de la demande sur cette maturité. Le Trésor s'est financé à 3,55%, soit 2 bps de plus que durant la dernière intervention sur cette maturité. Sur le marché secondaire, les opérations ont porté sur le moyen et long terme et sur le très court terme. Les maturités traitées se situaient entre 10 et 15 ans et moins de 3 mois.
Durant le premier semestre 2008, le Trésor a levé un montant total de 12,8 MMDHS soit deux fois moins que durant la même période de l'année précédente.

Durant le second trimestre, le Trésor a levé près de 4,75 MMDHS dont plus de 80% sur le très court terme, principalement du 13 semaines. L'offre et la demande sur le marché obligataire ont été canalisées, essentiellement, sur les maturités à court terme, le Trésor ne voulant toujours pas marquer la partie longue de la courbe en ne répondant pas aux demandes répétées des investisseurs. Ainsi, les investisseurs ont consacré 79% des montants proposés aux maturités courtes, tandis que le Trésor a concentré 91% des levées sur la même maturité.

Concernant l'évolution des taux obligataires, l'inertie du Trésor a limité l'évolution de la partie longue. A cet effet, les taux longs n'ont pas été touchés depuis début 2007 tandis que les taux court terme et moyen terme ont connu une nette correction à la baisse. Le recul du TMP par présence continue de BAM explique le réajustement de la partie courte de la courbe.

Sur le marché monétaire, si la politique de Bank Al-Maghrib qui consiste en des interventions continues visant à maintenir une situation de liquidité équilibrée, le taux interbancaire devrait, sur le troisième trimestre 2008 connaître de légères corrections momentanées pour revenir au niveau seuil du taux directeur de 3,25%.
Aujourd'hui, avec la trésorerie confortable des banques, les taux monétaires sont orientés à la baisse. A noter que depuis le début de 2008, en moyenne des fins de semaines, la banque centrale a retiré près de 4,3 MMDHS du marché monétaire par le biais des reprises de liquidités à 7 jours et des pensions livrées. En effet, au cours des six premiers mois de l'année 2008, Bank Al-Maghrib a opté pour le statu quo maintenant son taux directeur à 3,25%. Tout au long de l'année, la sortie de l'IS et les opérations de changes ont exercé des tensions haussières sur les taux monétaires atténuées par les interventions continues de BAM pour revenir au seuil du taux directeur. Par ailleurs, l'endettement du Trésor durant les premiers mois de l'année s'est allégé, le Trésor n'ayant reconduit que 42% de sa dette.

La politique d'intervention de Bank Al-Maghrib et le désendettement du Trésor ont permis de pallier au déficit de liquidité du marché ramenant toujours les taux à 3,25% tout au long de ce premier semestre. Entre le 1er janvier 2008 et le 30 juin 2008, les taux interbancaires ont enregistré une baisse de 25 bps.
En terme de volume, les transactions interbancaires ont atteint, au 30 juin 2008, 6,5 MMDHS alors que le volume était de 3,6 MMDHS au 1er janvier de la même année. En résumé, dans le cas d'une accélération du taux d'inflation au delà des prévisions initiales, Bank Al-Maghrib pourrait intervenir par le biais d'un resserrement de sa politique monétaire en usant des taux directeurs
ou via d'autres instruments monétaires.

Réserves obligatoires

Au cours des six premiers mois de 2008, les trésoreries bancaires ont enregistré un recul de près de 4 MMDHS. Cette contraction est due essentiellement aux sorties importantes de l'IS et aux opérations de change. Les réserves obligatoires ont également baissé de 2,4 MMDHS durant le premier semestre 2008 en raison de la révision à la baisse appliquée par BAM de 16,5% à 15%. Au terme du mois de juillet, les réserves obligatoires se sont situées à près de 54,8 MMDHS. Compte tenu de la baisse plus importante des liquidités bancaires, le déficit du compte des banques est ressorti à 11,8 MMDHS en moyenne des fins de semaine au lieu d'un déficit de 10,5 MMDHS fin décembre 2007.

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