En matière de stabilisation des grands agrégats macro-économiques, le Maroc a réalisé des performances appréciables, ce qui permet, de donner aux entreprises, tant domestiques qu’étrangères, une visibilité plus grande et d’améliorer leur confiance dans les politiques économiques menées.
Endettement
Le processus de diminution du stock de la dette extérieure publique s’est poursuivi en 2004 avec une nouvelle baisse de 9% le ramenant de 126 milliards DH à la fin de 2003 à 115 milliards DH (14 milliards $US) à la fin de 2004. Cette diminution est le résultat des flux nets négatifs d’endettement extérieur (tirages – amortissements) et de l’impact de la dépréciation du dollar américain par rapport au dirham. Evolution du stock de la dette extérieure publique en millions dirhams.
De ce fait, les indicateurs de l’endettement se sont améliorés sensiblement. Ainsi, le taux d’endettement extérieur a été ramené de 30,1% à 26,1% du PIB entre 2003 et 2004, soit une réduction de 4 points du PIB et le taux par rapport aux recettes courantes de la balance des paiements est revenu de 70% à 61% d’une fin d’année à l’autre. 1.Répartition du stock par groupe de créanciers.
Sur un autre registre, la structure par groupe de créanciers a connu une forte modification durant les dix dernières années caractérisée par un renforcement de la part des institutions internationales ( +12% ), une diminution de celle du Club de Paris ( -11% ) et une quasi-stabilité de la part du Club de Londres. Ainsi, les institutions internationales de développement sont devenues le premier groupe créancier du Maroc avec un encours de 49 milliards DH ( 42% ), suivis des créanciers bilatéraux avec 47 milliards DH ( 41% ) et des banques commerciales avec 19 milliards DH ( 17% ).
Le PIB
L'économie marocaine a réalisé en 2004 un taux de croissance de 4,2%, annonce le Haut-Commissariat au Plan (HCP) (20 mai 2005), après 5,5% l'année précédente. Ce taux représente 1,2 point de plus que l'objectif sur lequel a été basée la loi de Finances 2004 et 0,7 point par rapport aux 3,5% prévus par le HCP. Les activités non agricoles ont contribué à cette croissance en progressant de 4,7% (3,5% en 2003). La hausse affichée par l'agriculture n'est que de 1,9% contre 18% en 2003.
















