Après le transport public des voyageurs, la cession légale disparaît pour le transport maritime et l’aviation ainsi que les responsabilités civiles correspondantes.
Les compagnies d’assurances seront donc dispensées de verser 10% sur ces polices d’assurance à la Société centrale de réassurance (SCR) à partir de cette année. Ce qui représente près de 120 millions de dirhams de chiffre d’affaires en moins pour le réassureur national.
Entamé en 2007, ce démantèlement fait suite aux accords de libre-échange avec les Etats-Unis et devrait s’étaler jusqu’en 2012. En principe, l’année d’après, la cession légale devrait disparaître. Pour 2011, d’autres polices d’assurance seront concernées par la suppression de la cession légale. Elles ne sont pas encore arrêtées mais devraient l’être d’ici quelques mois. Le choix s’effectue, théoriquement, en concertation avec la direction des Assurances, la SCR et les compagnies d’assurances.
Avec la disparition de la cession légale, la SCR tente de se positionner sur d’autres créneaux, notamment en tant que réassureur national de référence. Elle s’est aussi engagée sur la couverture des risques catastrophiques. «Le pays a besoin d’une couverture dans les domaines que le secteur privé ne pourra pas prendre en charge. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle en 1998, l’étude sur les risques catastrophiques a été lancée», affirme Ahmed Zinoun, administrateur délégué à la SCR. Le projet, actuellement au secrétariat général du gouvernement, pourrait voir le jour cette année. En tout cas, la mise en place d’une couverture contre les risques catastrophiques assurera à l’entreprise entre 400 à 500 millions de dirhams de primes par an. Ce qui permettra de compenser en partie la perte de la manne de la cession légale.
L’activité de l’entreprise à l’international est également boostée. A fin décembre 2009, les résultats provisoires font ressortir un chiffre d’affaires à l’étranger de 400 millions de dirhams. «Il y a cinq ans, nous étions à 200 millions de dirhams. Nous sommes donc sur une évolution moyenne de 35% durant les cinq dernières années», affirme Zinoun. Déficitaire dans le temps, l’activité affaires étrangères de la compagnie a eu droit à une véritable mise à niveau. La SCR a en effet procédé à un assainissement de son portefeuille et constitué des équipes dédiées par région, à savoir le Moyen-Orient, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique. «Les risques européens et américains n’étant pas acceptés en raison notamment de la taille de la SCR. Et même dans les pays où nous sommes présents, nous choisissons les cédantes», explique Zinoun. Pour 2009, les résultats provisoires font ressortir un chiffre d’affaires de 2,53 milliards de dirhams, soit une quasi-stagnation par rapport à l’année dernière. Quant au résultat net, il s’est établi entre 300 et 320 millions de dirhams. «En dépit d’un marché financier et d’une conjoncture hostile, nous sommes au même niveau que l’année dernière», soutient Zinoun.
















