Comment financer ses projets de développement et accompagner sa croissance à moindre coût ? Par un emprunt obligataire.
C’est, en partie, la raison pour laquelle Alliances Développement Immobilier sollicite le marché de la dette privée.
Dans cette perspective, ADI a lancé, comme nous l’annoncions dans notre édition du 22 février, un emprunt de 1 milliard de DH sur 5 ans.
L’objectif est double, à travers cette sortie. Le promoteur ambitionne, en effet, la diversification du portefeuille avec un re-ciblage vers la demande intérieure, concentrée sur des produits économiques et intermédiaires, principalement dans les grandes villes, pour la partie promotion immobilière. ADI entend également renforcer l’intégration de ses métiers en développant l’activité de construction, qui est complémentaire au service historique de maîtrise d’ouvrage déléguée du groupe, pour ce qui est de la prestation de services.
Cette manne devrait ainsi être répartie, selon le management du promoteur, à hauteur de 50% pour le pôle habitat intermédiaire. L’activité du résidentiel et du tertiaire concentrera, pour sa part, plus de 45% des besoins, dont 2/3 dans de nouveaux programmes à Casablanca. Enfin, la nouvelle activité de construction requiert 5% des moyens financiers à allouer sur l’horizon 2010.
Dans ces conditions, la présente émission est exclusivement réservée aux investisseurs institutionnels de droit marocain et étranger. Elle porte à la fois sur des obligations ordinaires et convertibles en actions. Concrètement, ADI offre la possibilité aux souscripteurs de convertir les obligations en actions que se soit pour la tranche cotée ou la non cotée. A ce propos, ils peuvent obtenir la conversion de leurs obligations en actions, soit dans les 60 jours précédant le 4e anniversaire de jouissance des obligations, soit dans les 60 jours précédant l’échéance de l’emprunt obligataire. Le prix de conversion a été fixé à 1.400 DH unitaire. Le nombre de titres à créer en cas de conversion de la totalité des obligations en actions s’élèvera à 714.286 titres, soit cinq actions pour sept obligations. Le taux de dilution maximum serait de 5,57%.
Soumises, prime de risque exclue (140 points de base), à 5,4% pour la partie ordinaire et à 4,9% pour la partie convertible en action, les obligations seront émises au pair et libérées par versement d’espèces en totalité à la souscription. Le cas échéant, le montant de l’émission pourra être limité au montant des souscriptions effectivement reçues à l’expiration du délai de souscription. A ce titre, les souscriptions démarrent le 26 février pour clôturer le 2 mars. A défaut d’une conversion préalable en actions, les obligations émises feront l’objet d’un remboursement à l’échéance.
















