Doubler, voire même tripler les exportations agroalimentaires. C’est l’objectif du plan Maroc vert à l’horizon 2020. Ce qui en fait également l’objectif de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).
Pour y arriver, l’EACCE vient d’adopter une nouvelle stratégie qui s’articule autour de quatre axes. «Notre première ambition consiste à positionner l’établissement en tant qu’organisme de référence en matière d’intelligence économique pour les exportations des produits agroalimentaires», souligne Abdellah Janati, directeur général de l’EACCE. En deuxième lieu, l’établissement compte poursuivre les programmes de certification de son système de management et l’accréditation de ses activités de contrôle technique selon des normes internationales. Ainsi, l’EACCE est devenu le premier organisme relevant du département de l’Agriculture à être certifié ISO 9001 Version 2008. Sur un horizon de trois exercices, l’établissement a programmé la généralisation de l’accréditation ISO 17025 à l’ensemble de son réseau de laboratoires.
Une démarche censée renforcer la compétitivité des exportations marocaines, lesquelles butent généralement sur le lobbying des opérateurs espagnols et français.
Le troisième axe consiste à offrir, aux opérateurs, un dispositif privilégié en matière de coordination à l’export. «Il s’agit en effet de développer et d’étendre des synergies en concertation avec les professionnels, l’activité de coordination aux autres filières d’exportation», explique Janati. Pour rappel, les discussions des comités de coordination ont depuis toujours porté principalement sur la tomate.
La quatrième ambition du nouveau management porte sur le renforcement des délégations existantes de l’EACCE à l’étranger et la création de nouvelles antennes sur des marchés en pleine ascension, notamment la Russie, le Canada et l’Angleterre.
Pour la réalisation de cette stratégie, une feuille de route a été établie durant le dernier conseil d’administration. Les autres chantiers dans le circuit portent principalement sur l’amendement du cadre juridique régissant les missions de l’EACCE, afin qu’il soit plus adapté aux nouvelles orientations stratégiques ainsi que la mise en place d’une nouvelle organisation au sein de l’établissement et la modernisation du système d’information existant.



















